Louis Gardinier –

 

1982. Louis Gardinier voit le jour en Normandie. Croquis, toiles et odeurs de peinture peuplent son enfance : dans l’atelier des artistes qui l’entourent, il s’y voit déjà…

Mais ce sont les fourneaux qui lui font ensuite de l’œil. Il suit une formation de cuisinier, avant d’être rattrapé par ses premières amours. Direction la Belgique, où il étudie le stylisme d’objets pendant trois ans à l’institut Saint-Luc, à Tournai.

Installé à Lyon, il se consacre à la peinture depuis 2011. Le voilà qui mélange les couleurs tels des ingrédients, compose les toiles comme d’appétissantes assiettes. Louis Gardinier anime en parallèle des ateliers artistiques avec des enfants et des jeunes, autour du recyclage, de la création de mobilier en carton ou encore du cinéma d’animation. Il expose dans plusieurs galeries.

Dans le Panthéon/musée idéal de Louis Gardinier, Gerhard Richter boit un café avec Jim Morrison, tandis que Jérôme Bosch lit une BD de Tardi. David Lynch, lui, est occupé à filmer Banksy en action.

Entrons un instant dans un tableau de Louis Gardinier…

Il fait une nuit de grande ville : la lumière règne. Un coin de rue se dresse dans le vrombissement des voitures, éclairé par des lampadaires grésillants. Sous le porche d’un immeuble, un vieil homme au regard droit se tient les mains dans les poches, silencieux. Assis sur un bout de trottoir, un ado jauge, furtif, une jeune fille à quelques mètres. Tous trois ne semblent plus entendre les bruits de la ville, tant ils font partie d’elle.

couleurs

regards

lumière

végétal

Et puis, un Saint-Pierre passe par là – car Louis Gardinier a un faible pour les poissons, qu’il s’agisse de les cuisiner ou de les peindre.